L’homme vert et l’homme rouge

L’homme vert est végétarien; il est en carence. Il est peu vif, peu entreprenant, il n’est pas meneur. Il est un homme “moderne” en cela qu’il ne chasse pas (en des temps plus reculés, il y aurait été contraint, malgré ses convictions… qu’il n’aurait certainement pas eues, ceci dit). L’homme rouge, lui, est carnivore; sa morphologie s’en ressent : il est massif, musclé, il a l’oeil vif, brillant et injecté de sang. Comportementalement parlant, il est entreprenant, meneur, parfois impulsif, de bon entrain. C’est un bon vivant, dynamique. Brutal.

Bon évidemment ce sont des stéréotypes; à chacun sa nuance.

La nourriture “naturelle” de l’Homme est-elle végétale ? Y a-t-il seulement une nourriture “naturelle” ?


La place de l’Homme

Le terme “nature” est ambigu. On l’utilise pour désigner les choses et les êtres non encore affectés par la présence et le fait de l’Homme.

Certains disent que l’hypothétique disparition de l’être humain constituerait un “retour à la normale”; mais pourquoi la présence sur Terre de ce dernier – et de tout ce qui s’ensuit – ne s’incluerait-elle pas dans l’ordre “normal” des choses ? La normalité, dans ce contexte, désignerait-elle l’absence de domination d’une espèce sur les autres ? le perpétuel “struggle for existence” de Darwin ?

Toutes ces choses que l’on doit à l’Homme, que l’on voit souvent viciées et mauvaises, ne prendraient-elles pas légitimement place dans l’Histoire, dans l’ordre naturel des choses ? ne seraient-elles pas vues, par une hypothétique civilisation extraterrestre observant notre monde d’en haut, comme extrêmement intéressantes ?


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